hier soir, nous étions bien tranquilles à la maison, je voulais que Béa se repose après son congé de maladie (!). Finalement, plutôt que d'aller mieux, son état se met à empirer. Elle crie tant elle a mal au ventre, se sent étourdie, etc.
Vers 20h30, on décide d'aller visiter notre deuxième maison des dernières semaines, CHEO. HORREUR... Je n'avais jamais vu autant de monde dans la salle des urgences. Dès le départ, on nous annonce 3-4 heures d'attente.
Avec le temps, j'ai compris que les urgences ce sont comme les processus d'embauche au gouvernement. Tout prend au moins le double du temps annoncé. Je m'enligne donc pour une belle nuit (heureusement, j'ai apporté deux livres puisque j'ai presque terminé le livre en cours).
Pour vous donner une idée, la salle était PLEINE (et le mot est faible). Des gens sont assis par terre à côté de leur enfant. Un reflux de patients et leur famille sont dans le corridor et sur des chaises normalement inutilisées (Croyez-moi, je suis devenue une experte des lieux!).
On décide donc d'aller acheter un peu de bouffe à la cafétéria (normalement, on achète et on revient manger dans la salle d'attente, mais là, avec le manque de chaise et la surpopulation... pas trop le goût!)
On partage un sous-marin au poulet grillé (pas pire pantoute, sérieux!) et on a pris notre temps pour manger.
Bonne nouvelle, quand nous sommes revenues, il y a deux bancs libres et côte à côte. Au moins.
Faites le calcul: nous sommes arrivées à 21h00 et les premiers patients ont été appelés un peu après 1h00 le matin. Heureusement, les parents dont les enfants étaient moins malades ont décidé de partir.
Notre tour est venu à 2h00 (nous sommes déjà rendues à 5 heures d'attente). Béa dort à poings fermés depuis 22h00 (tant mieux pour elle). Je la réveille donc pour l'amener sur un petit lit - disons.. une civière. Et je suis brûlée. Au diable les convenances et les apparences, je décide de me coucher à côté d'elle: plutôt que de faire un tête à tête, nous faisons un tête à pieds. Plus confortable en raison de l'étroitesse de la civière.
On dort donc assez bien, malgré un beau concert de pleurs, un genre de compétition entre quelques patients qui décident de tester leurs cordes vocales et la résistance des autres visiteurs. (et MA patience commençait à avoir des limites!).
Vers 5h00, je me fais réveiller par le médecin. Et FINALEMENT, elle m'a écoutée et comprise. Ça fait un an que je demande des tests plus poussés que la simple prise de pression et le taponage de ventre et de poumons. Elle a prescrit une échographie + a donné une référence pour voir un pédiatre qui, lui, fera les tests en questions.
Le retour à la maison s'est fait.. au tout petit matin. À 5h45 on s'est jetées dans nos lits (après que j'aie appelé l'école et envoyé un courriel au bureau avisant que je serais UN PEU en retard).
Merci à la personne qui s'était généreusement proposée pour venir me porter un déjeuner si notre séjour se poursuivait.
À 8h00, réveil, douche, lunch et réveil de Béa: je l'amène chez Papi et Mamie pour la journée.
Journée sans trop de vagues. À 15h30, je n'en peux plus et quitte le bureau. Je vais chercher Béa et nous restons un peu, question de donner à Papi le temps d'aller faire des courses.
Ce soir: Tan et Seb seront fiers de nous! Nous avons commandé du Saint-Hubert (je ne me sentais AUCUNE énergie pour popoter! - je me demande pourquoi!)
Côté lecture, mes heures au CHEO m'ont donné l'occasion de terminer la lecture de la bio de Camille Laurin. Au risque de me répéter (je n'ai fait que de bonnes lectures dernièrement!), c'était très bon. Surtout que j'en ai appris beaucoup sur le personnage.

En passant, si vous pensez aller au CHEO avec vos enfants, il y a une alerte au virus - le rotovirus. Je ne connaissais pas, mais l'hôpital a émis un communiqué de presse hier à ce sujet. (Maintenant, je comprends la distribution massive de popsicle et pedialyte pendant toute la nuit!)
http://www.cheo.on.ca/francais/3100_16_apr_07.shtml
et pour le virus:
http://babyparenting.about.com/cs/healthissues/f/rotovirus.htm
vaut mieux être informés et protégés (better be safe than sorry!)
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